le chocolat des femmes de la coopérative « Ecoya »

Pour moi, la rencontre avec ce chocolat unique s’est faite de manière numérique. Quand on parle de gourmandise, on peut penser qu’il faut d’abord la tester pour la partager. En octobre 2016, j’ai décidé de faire autrement je contribue à la venue de ce chocolat des femmes issus du milieu rural

Au salon du chocolat, mes papilles découvrent l’authentique goût du cacao. Cette expérience fait sens avec celles vécues précédemment dans mon existence, ce qui me permet d’étoffer mon roman sur le chocolat que je construit depuis longtemps.

Dans un endroit à Paris, Axel le chocolatier ivoirien m’explique le système d’autoformation entre ces épouses de planteurs de cacaoyer des 36 villages de la région de Yamassoukro. Il souhaite révolutionner l’économie cacaoyère de son pays. Il n’est pas la seul, en Côte d’Ivoire mais sur tout le continent Africain, la jeunesse innove dans une joie résiliente avec l’Occident.

Il cherche des partenaires français et me parle d’un coup de cœur qu’il a eu pour le savoir-faire d’un chocolatier normand. Lorsqu’il me décrit la devanture de la chocolaterie, je commence à rire car le fils de celui-ci est le compagnon d’une amie de très longue date. Ils se rencontrent, la vie décide que ce n’est pas le bon moment mais comme deux artisans de cette matière noble, ils savent qu’il faut laisser le temps au temps..

Lorsque j’explique à cette amie que je voulais mêler une saga familiale sarthoise avec la grande histoire du cacao elle ne reste pas indifférente à ce mélange. Dans sa famille, une femme lui parlait toujours de ses souvenirs gourmands dans une ancienne chocolaterie sarthoise où elle avait travaillé lorsqu’elle était jeune. Au début elle n’imaginait pas que l’usine dont je lui parlais régulièrement, c’était le même le lieu. Je sais qu’elle veut rester discrète mais je la remercie ici d’avoir été ma lectrice et ma correctrice de la première heure. Elle se cache derrière cette peluche qui nous suit depuis 10 ans dans nos périples.

Pouipouilamascotte au Mexique le berceau du cacao

En janvier 2019 Axel vient en Sarthe et me fait rencontrer Pierre et Martine, créateur de l’association ATB basée à Annemasse. Depuis 35 ans Ils ont l’expertise et l’expérience du codéveloppement avec la région des Hauts Bassins du Burkina Faso. Ils permettent aux femmes de vivre dignement de la transformation des fruits exotiques sous la forme séchée ou en nectar. Ce projet se nomme les fruits de la solidarité. À la fin de notre entrevue dans un enthousiasme bienveillant, on se dit pourquoi pas réussir ensemble?

http://www.atb-france.fr/

Encore une fois, la magie des réseaux sociaux, je découvre la porte ouverte de l’art de la Cabosse en avril. Je leur partage avec joie pourquoi la Sarthe et le chocolat dans mon roman.? On prend date et Vincent le chocolatier me présente un de leur produit. Avec nous, il démarre la première production du carré de la solidarité vendu à la semaine internationale de l’Afrique à l’UNESCO à Paris.

http://www.lartdelacabosse.fr/

Dans la chaleur de l’été, j’apprécie de travailler avec celles et ceux qui souhaitent me voir réussir à vivre simplement de ma passion autour du cacao. La fin de l’année sera chocolatée mais entre celui qui se croque et celui qui se lit lequel vous choisirez???

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